Dr Hervé Ovadia

Chirurgien Orthopédiste

Dr Hervé Ovadia
Retour

Chirurgie du sport à Nice — le genou du sportif

Le Dr Hervé Ovadia, chirurgien orthopédiste à Nice, prend en charge les lésions du genou du sportif : rupture du ligament croisé antérieur, lésions des ménisques, instabilité de la rotule. Les interventions se déroulent sous arthroscopie à la Clinique Saint-George (Nice), le plus souvent en ambulatoire. Cette page présente ces lésions et leur prise en charge de façon simple et factuelle.

Les lésions méniscales

Les ménisques sont les amortisseurs du genou : leurs lésions provoquent douleurs, blocages ou gonflements. Sous arthroscopie, deux options existent selon le type de lésion :

Comme on peut le comprendre sur la vidéo qui suit, il est finalement souvent préférable d'opérer bon nombre de lésions méniscales dites dégénératives qui altèrent le cartilage au lieu de le protéger.

Lésion méniscale dégénérative sous arthroscopie : la languette agressait le cartilage
Cas particulier de la lésion méniscale sur arthrose débutante ou ignorée Lire la mise au point

La rupture du ligament croisé antérieur (LCA)

Le ligament croisé antérieur stabilise le genou lors des mouvements de pivot. Sa rupture survient typiquement lors d'un traumatisme sportif — football, ski, sports de pivot — avec sensation de craquement, gonflement et instabilité.

L'opération n'est pas systématique : la décision dépend de l'âge, du niveau et du type de sport pratiqué, de l'instabilité ressentie et des lésions associées. Elle est posée en consultation, après examen clinique et IRM. Chez le sportif qui souhaite reprendre les sports de pivot, la reconstruction chirurgicale est souvent proposée pour retrouver un genou stable et protéger les ménisques.

La ligamentoplastie du LCA

Le ligament rompu ne peut généralement pas être simplement recousu : la ligamentoplastie consiste à le reconstruire à l'aide d'une greffe de tendon, le plus souvent prélevée sur le patient lui-même. L'intervention se déroule sous arthroscopie : quelques petites incisions et une caméra permettent de réaliser la reconstruction sans ouvrir largement l'articulation, et de traiter dans le même temps les lésions associées des ménisques ou du cartilage. Dans la plupart des cas, elle se fait en ambulatoire — le patient rentre chez lui le jour même.

Les techniques actuelles de ligamentoplastie

Il existe aujourd'hui plusieurs techniques éprouvées, qui se distinguent principalement par le tendon utilisé comme greffe et par le mode de fixation. Le principe commun : une greffe est passée dans un tunnel foré dans le fémur et un tunnel foré dans le tibia, à l'emplacement exact du ligament d'origine.

Le DIDT

Il utilise deux tendons ischio-jambiers (droit interne et demi-tendineux), prélevés par une courte incision à la face interne du genou et pliés pour former une greffe à quatre brins.

La greffe courte (DT4, système TLS)

Elle n'utilise qu'un seul de ces tendons, plié en quatre et prétendu, avec une fixation réglable.

Greffe courte DT4 (système TLS) : greffe à quatre brins prélevée sur un seul tendon
Greffe courte DT4 — système TLS

Cette technique permet de préserver le droit interne, qui peut alors être utilisé pour un complément de stabilisation externe : une plastie extra-articulaire latérale permettant de mieux contrôler la rotation chez certains sportifs de pivot.

Une reconstruction à double faisceau peut aussi être décidée pour reproduire l'anatomie des deux faisceaux du LCA. En cas de rupture partielle, où un seul des deux faisceaux du ligament est rompu, une reconstruction sélective peut préserver le faisceau intact.

Le Kenneth-Jones (KJ)

Il prélève le tiers central du tendon rotulien avec une baguette osseuse à chaque extrémité, ce qui offre une fixation os contre os très solide.

Le tendon quadricipital

Il est surtout utilisé en cas de reprise, après échec ou nouvelle rupture d'une première ligamentoplastie. Cette technique est de plus en plus préférée aux États-Unis car elle préserve les ischio-jambiers.

Le fascia lata (technique de MacIntosh modifiée)

Il utilise une bandelette prélevée à la face externe de la cuisse et associe une plastie à l'intérieur et à l'extérieur de l'articulation. On peut aussi l'utiliser en complément d'une plastie intra-articulaire (ténodèse, type Lemaire).

L'allogreffe

La greffe issue d'un don évite tout prélèvement sur le patient, mais s'intègre plus lentement.

La navigation assistée par ordinateur

Elle peut aider au positionnement précis des tunnels osseux — un point déterminant, car c'est de lui que dépend surtout le résultat.

Ce qu'il faut retenir : les études montrent des résultats globalement comparables entre ces techniques — aucune n'est supérieure dans toutes les situations. Les éléments déterminants du succès sont le bon positionnement de la greffe et la solidité de sa fixation. C'est pourquoi le Dr Ovadia choisit la technique au cas par cas, selon l'anatomie, l'âge, le sport pratiqué et les antécédents de chaque patient.

Le MPFL (medial patellofemoral ligament)

Il s'agit de la technique de choix pour guérir l'instabilité de la rotule (luxations à répétition). Elle utilise aussi le droit interne pour reconstruire l'aileron interne déchiré par les luxations rotuliennes, comme esquissé sur ce schéma :

Reconstruction du MPFL : le droit interne reconstruit l'aileron interne de la rotule
Reconstruction du MPFL (aileron rotulien interne)

La mosaïcplastie

Technique permettant de greffer une perte de substance chondrale, comme esquissé sur ce schéma :

Mosaïcplastie : cylindres ostéochondraux prélevés en zone non portante et implantés dans la lésion du cartilage
Mosaïcplastie — prélèvement en zone non portante, greffons implantés dans la lésion

La récupération et le retour au sport

La rééducation commence rapidement après l'intervention et progresse par étapes : récupération des mobilités, renforcement musculaire, puis réathlétisation. Les délais de reprise dépendent de la lésion, de l'intervention et du sport pratiqué — la reprise des sports de pivot après ligamentoplastie demande notamment plusieurs mois de préparation. Le calendrier précis est défini avec chaque patient lors du suivi.

Une pratique ancrée dans la chirurgie du sport : formé dans les services hospitaliers parisiens et titulaire d'un DEA de biomécanique (Arts et Métiers, Paris), le Dr Ovadia consacre son activité à la chirurgie du genou et de la hanche à Nice depuis plus de 25 ans.

Questions fréquentes

Faut-il toujours opérer une rupture du ligament croisé ?

Non. La décision dépend de l'instabilité, de l'âge, du sport pratiqué et des lésions associées. Certains patients sont traités par rééducation seule ; l'intervention est discutée en consultation au cas par cas.

Quelle technique de greffe est utilisée ?

Il n'existe pas de technique unique adaptée à tous : le Dr Ovadia choisit au cas par cas parmi les techniques actuelles (DIDT, greffe courte DT4/TLS, tendon rotulien KJ, fascia lata, plastie extra-articulaire associée…), selon l'anatomie, le sport et les antécédents de chaque patient.

L'intervention nécessite-t-elle une hospitalisation ?

La plupart des interventions du genou du sportif se déroulent sous arthroscopie et en ambulatoire : entrée et sortie le même jour, à la Clinique Saint-George. Certaines situations peuvent justifier une courte hospitalisation.

Quand pourrai-je reprendre le sport ?

La reprise est progressive et dépend de la lésion et du sport : vélo et natation d'abord, course ensuite, sports de pivot en dernier — souvent après plusieurs mois pour une ligamentoplastie. Le calendrier est fixé avec le chirurgien et le kinésithérapeute.

Où se déroule l'intervention ?

À la Clinique Saint-George, à Nice (Groupe Kantys).