Une arthrose rapide peut se camoufler derrière une lésion méniscale d'apparence banale. Cette page explique ce qu'on cherche, avec quel examen, et ce que le résultat change à la décision opératoire.
Une arthrose rapide (chondrolyse) peut se camoufler derrière une lésion méniscale banale : en cas de doute, une scintigraphie osseuse peut la détecter.
Si c'est le cas (hyperfixation scintigraphique), cela peut remettre en question l'indication d'arthroscopie : la chondrolyse peut soit s'arrêter après le retrait de la lésion méniscale agressive, soit continuer de façon inéluctable si elle était génétiquement inscrite.
Ainsi la scintigraphie aide à prédire l'avenir, et il vaut mieux le savoir avant l'opération.
Pour soulager le patient, on est donc souvent contraint de proposer la régularisation arthroscopique de la lésion : cette arthroscopie n'aggrave jamais la situation, soit elle l'améliore, soit elle n'a pas d'effet sur l'évolution naturelle du processus d'usure.
On pourra alors aider le patient à passer le cap par une nouvelle infiltration et le port de semelles.
Finalement, un petit pourcentage de ces lésions méniscales banales évoluent inéluctablement vers une chondrolyse complète, qui se manifeste alors par un pincement visible sur de nouvelles radiographies. La réponse chirurgicale sera une ostéotomie de réaxation ou une hémi-arthroplastie du genou.
Ces considérations montrent bien la difficulté thérapeutique en matière de lésions méniscales, surtout lorsqu'elles sont dégénératives.
Quoi qu'il en soit, il est toujours préférable de retirer partiellement un ménisque complètement altéré et déchiqueté, qui ne fait qu'abîmer le genou, plutôt que de le laisser en place : il abîme le cartilage et peut accélérer l'évolution arthrosique.
Le traitement médical de l'arthrose du genou — infiltrations, viscosupplémentation, PRP — est présenté sur la page Arthrose du genou. La chirurgie du ménisque l'est sur la page chirurgie du sport.